Autres réunions

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22 juillet 2010: Collectif, salle des Préaux

21 personnes présentes. Le président lit les excuses des absents et les messages reçus.
Le PLU, maintenant qu’il est voté définitivement, doit être encore légalisé. C’est à partir de cet acte de l’Etat que nous aurions deux mois pour présenter un recours. A vérifier auprès de l’avocat. Mais ne perdons pas de temps.

Première question : si le PLU nouveau est annulé, c’est bien le PLU de 2007 qui reste valable. Il n’est pas pire que l’actuel et, si la mairie veut construire, par exemple sur Paimboeuf et Très-la Grange, il lui faudra prévoir, comme pour le nouveau PLU, une modification et une enquête publique, ce qui nous permettrait d’aller à nouveau devant le tribunal administratif.

Un rendez-vous a été pris le mercredi 28 avec un avocat qui a déjà obtenu l’annulation d’un PLU d’une commune voisine. Que peut-on attendre de lui ? Il peut déceler déjà les premières failles (sur la forme) que de simples citoyens ne peuvent pas découvrir. Mais il ne s’agira que d’une première consultation, à la suite de laquelle nous devrons nous concerter à nouveau.

Parmi les failles possibles est en particulier évoquée une ZAD patrimoniale, édictée en 1996 par la commune de Ferney pour tenter de s’opposer à la vente du château. Elle englobait une zone très large, y compris Paimboeuf et Très-la-Grange. Sa durée d’application était de sept ans, renouvelable une fois, ce qui veut dire qu’elle arrive – ou est arrivée – à échéance en 2010. Aurait-elle cependant dû figurer dans les attendus du PLU ?
Le président demande un vote sur la question suivante : sommes-nous prêts à présenter un recours en justice si l’avocat y est favorable après un premier examen du PLU ? A part une personne qui n’adhère pas pour le moment à l’association, les vingt adhérents présents votent oui.

Cinq personnes se portent volontaires ou sont désignées pour le rendez-vous avec l’avocat: Malika Bekhti ; Françoise Greer, Isabelle Main ; Jean-Jacques Odier, George Gordon-Lennox et Alex Decotte. Chacun devra se préparer à présenter, le cas échéant, le point contesté du PLU qui le concerne plus particulièrement. Si ce premier contact ne se révèle pas satisfaisant, nous nous réservons la possibilité d’un rendez-vous avec un autre avocat avant de trancher définitivement.

Questions financières : le recours en justice, dans sa totalité, est estimé de 5.000 à 7.000 euros. Ce qui correspondrait à la cotisation d’environ 300 adhérents à 20€ (150 s’ils cotisent deux années de suite). Il est demandé à chacun de mobiliser les gens autour de lui.

Jean-Jacques Odier

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13 juillet 2010: Conseil municipal, adoption du PLU

La messe est dite

Ci-dessous, la première réaction d'Alex Décotte après l'adoption du PLU par le conseil municipal, le 13 juillet 2010.

La messe est dite. D’une seule voix, les enfants de choeur de la majorité municipale ont béni François, leur saint patron. Amen.


La cérémonie était bien huilée : la Sainte Cène au centre (tiens, Arnaud Berthier n’en était pas), l’assemblée des fidèles sur les côtés, une poignée d’élus grognons et impuissants  un peu plus loin et enfin, entassés sur les modestes chaises du fond, la masse des ignorants, des infidèles, des sans foi ni loi, trop éloignés pour lire ou pour entendre quoi que ce soit. Condamnés au silence par la loi. A la pénitence et à l’enfer par le saint esprit qui nous gouverne. Prêts pour l’abattoir. Nous !


L’affaire a été réglée en trois coups de cuiller à pot. Le maire et ses amis ont LA vérité infuse. Ils SAVENT ce qui est bon pour leur peuple. D’ailleurs, ils ont la légitimité : 20 sièges sur 29. C’est oublier un peu vite qu’au deuxième tour des élections, la liste Meylan a recueilli seulement 869 voix (dont celle, hélas, de nombre d’entre nous) sur 4126 inscrits ! Ce sont dont seulement 21% des électeurs ferneysiens qui se sont déplacés pour voter Meylan. Et encore, combien seraient-ils aujourd’hui ? 21% qui, traduits en sièges de conseillers, deviennent miraculeusement 69% du conseil municipal. Belle légitimité en effet pour décider seuls de l’avenir d’une cité et de ses habitants !


Les très modestes modifications apportées au document initial ne l’ont été que pour éviter les foudres de l’Etat ou d’évidentes vulnérabilités en cas de recours devant un tribunal. Il n’y a plus 9 immeubles mais un seul à proximité du château (merci l’Etat !). Les immeubles prévus dans l’enchevêtrement culturel du Bijou ne mesurent plus 19 mètres mais 16 ; aucune avancée sur le stationnement. Les maisons, pelouses et garages de la ruelle des Jardins sont toujours inscrits comme emplacements réservés. Une des voies d’accès à Paimboeuf passe de 8 à 6 mètres mais, sur les plus belles terres agricoles et patrimoniales de Ferney,  le projet pharaonique de 1500 logements et 5000 habitants subsiste, même si le détail des voies et constructions passe provisoirement à la trappe.


Nous nous demandions si, devant les générations à venir, les élus de la majorité oseraient prendre la responsabilité d’un tel gâchis. Ce 13 juillet, ils l’ont prise sans l’ombre d’un état d’âme. Du coup, c’est désormais nous qui sommes confrontés à un choix historique. Pouvons-nous nous satisfaire de ce vote et nous consacrer désormais au repos du guerrier ? Que répondrons-nous à nos petits-enfants lorsqu’ils nous demanderont pourquoi et comment, de bel écrin fraternel qu’il était, Ferney est devenu une cité-dortoir sans charme et sans âme ?


Pour pouvoir regarder nos petits-enfants dans les yeux, il ne nous reste qu’une solution : porter l’affaire devant les tribunaux. Nos chances de gagner sont réelles. Nous nous réuniront ces tout prochains jours pour en décider.


Alex Décotte


PS : Les HLM du Levant ont été brièvement évoquées lors du conseil municipal du 13 juillet mais le maire s’est empressé de rappeler que ce point ne relevait pas du PLU. C’est vrai mais le sort réservé aux actuels locataires de ces immeubles, promis à la démolition, est un vrai scandale ! Indépendamment de notre combat pour l’annulation du PLU, nous serons aux côtés des gens pour empêcher, par tous les moyens, qu’ils ne soient bientôt les victimes d’une opération immobilière qu’ils n’ont ni choisie, ni voulue.

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30 juin 2010: Réunion sur le PLU organisée par la mairie, salle du Levant

La marche populaire, que nous avons organisée le 30 juin en passant par les principaux points chauds du PLU, a été un beau succès. Nous étions une quinzaine au départ (rond-point du Pirate) et dix fois plus ( !) à l’arrivée, salle du Levant. Le petit noyau du début a commencé à s’élargir à l’entrée de la Grand’rue, où nous avons été longuement applaudis par les badauds attablés aux terrasses.

La gendarmerie, qui voulait nous protéger (sic) d’un affrontement avec des partisans du PLU (encore faudrait-il qu’il y en ait) avait délégué une bonne vingtaine de pandores répartis dans une demi-douzaine de véhicules bleus équipés de gyrophares, mélange franchouillard de NYPD-Blue et de Grand-Guignol. Les participants se sont bien sûr fait un malin plaisir de passer par des chemins trop étroits pour eux, les obligeant à d’acrobatiques détours.

Sous leur protection, nous avons pu voir (ou revoir, pour la plupart), les villas et les garages « condamnés » de la ruelle des Jardins. Pour quoi, au fait ? Mystère. Puis les abords du cimetière et de l’allée du château, là où le PLU dessine une route et neuf immeubles ! Nouveau renfort de sympathisants sur le parking du Bijou, promis à un enchevêtrement sans pareil. Puis défilé sonore dans le quartier du Levant menacé par une inquiétante reconstruction. Et arrivée, toujours sous la protection de la gendarmerie, à la salle du Levant où le clan des pro-PLU, quarante personnes à peine en comptant le maire, les élus, les techniciens et autres urbanistes, s’était déjà installé aux premiers rangs. Si les sympathisants de Ferney-dans-la-rue n’étaient pas venus en masse, la réunion publique du maire aurait fait un vrai bide !

Notre présence a créé sur le banc de la mairie une sacrée montée d’urticaire. Le maire y est même allé d’une belle crise de nerfs. Quant aux ultimes « modifications » apportées au PLU après l’enquête publique, ce fut, comme prévu, la montagne accouchant d’une souris (voir ci-dessous le compte-rendu de Jean-Jacques Odier). Bref, le joyeux début d’un combat qui n’est pas près de s’arrêter.

Alex Décotte, président
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Compte rendu

Devant un public nombreux, dont les deux tiers sont venus dans le sillage de la marche populaire lancée par Ferney-dans-la-rue, parole est donnée à M. Thomas Bisel, de l’agence d’urbanisme Redd, pour rappeler l’historique de la récente révision du PLU, les conclusions du rapport du commissaire enquêteur, puis les modifications apportées par le maire au PLU suite à ce rapport.

Les responsables de FDLR, ayant déjà pris connaissance du rapport sur le site de la mairie, avaient constaté que le commissaire enquêteur, qui en était à sa première enquête de ce type, avait fait un travail honnête, sans parti pris, qu’il avait bien pris en compte les observations du public, mais avait été timide dans ses recommandations.
Les modifications apportées par le maire ont été, de ce fait, assez minimalistes. Elles se résument aux points suivants :

Le plan dessiné dans le PLU concernant les terrains Paimboeuf et Très-la-Grange est annulé. Ce qui ne change rien quant au classement de ces terrains comme urbanisables à moyen terme.

Les neuf immeubles prévus sur le secteur entre le cimetière et l’allée du château sont réduits à un seul immeuble de 15 appartements, et cela principalement du fait des observations de l’Etat quant à la proximité avec le château. (En réponse à une question de l’assistance quant à la définition de cet immeuble comme étant sans voiture, le maire précise que cet immeuble est effectivement prévu dans la catégorie des éco-logements, et qu’un parking serait prévu de l’autre côté de l’allée du château. Etonnée de cette curieuse explication, l’assistance reste sceptique sur la suite qui sera donnée.)

Sur le secteur du Bijou, les dérogations prévues quant à l’emprise au sol et à la hauteur des bâtiments sont annulées et ramenées aux normes prévues pour l’ensemble de la ville.

L’emplacement réservé dans le secteur de la rue Condorcet et de la ruelle des Jardins est séparé en deux. Il est rappelé que des emplacements réservés doivent être inscrits au PLU dans la mesure où ils sont accompagnés d’un « plan ». (Or, précisément, force est de constater que la mairie n’a présenté aucun plan en dehors d’un éventuel élargissement de la rue Condorcet. FDLR considère donc que cette modification n’en n’est pas une. Une intervention de Mme Main, dont la propriété est directement visée par cette réserve, le confirme.)

De nombreuses questions sont posées au maire et au délégué à l’urbanisme, reflétant les craintes individuelles et collectives au sujet des répercussions du PLU révisé et une réelle opposition à ce qui paraît être une volonté d’accroître à tout prix le nombre d’habitants à Ferney sans tenir aucun compte des sentiments de la population actuelle.

Alex Décotte fait remarquer que les modifications apportées suite au rapport du commissaire enquêteur donnent raison aux doléances et propositions contenues dans les tracts lancés par FDLR, alors que celles-ci avaient été brocardées de façon persistante par le maire et la majorité municipale comme insensées et démagogiques. Il dénonce aussi la trahison du maire par rapport à ses promesses électorales, notamment au sujet de la ligne d’exposition au bruit et aux projets d’urbanisation des champs Paimboeuf et Très-la-Grange, ce qui entraîne une réponse immédiate du maire disant qu’il n’avait aucune leçon à recevoir quant à sa probité et attaquant personnellement Alex Décotte.

Un auditeur, tout en reconnaissant les mérites du travail accompli par les urbanistes et la mairie, reprochera au maire, en fin de séance, ce qu’il considère comme un «coup bas». Ce dernier laissera entendre qu’il s’est laissé emporter dans sa réponse.

Jean-Jacques Odier, secrétaire

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26 mai 2010: Réunion sur le PLU organisée par la mairie, salle du Levant

Mercredi soir, 26 mai, s’est donc tenue à la salle du Levant la réunion voulue par la mairie. Nous avions demandé à nos membres et sympathisants d’être présents. La salle était comble !
Arrivant après la clôture de l’enquête et avant le rapport du commissaire-enquêteur, cette réunion n’avait aucune raison d’être. En préambule, le maire a précisé qu’il s’agissait « d’expliquer le projet qui est derrière ce PLU ». Ce qui revient à dire qu’avant et pendant l’enquête, lorsqu’il en était encore temps, les citoyens n’avaient pas été suffisamment informés. Aveu révélateur. Ou alors que les Ferneysiens n’avaient pas voulu comprendre ce que tentaient de leur « vendre » ces grands urbanistes visionnaires que
sont le maire, son adjointe et son conseiller très spécial.

Désamorcer la grogne 
En fait, il s’agissait surtout de désamorcer la grogne grandissante des habitants et la montée en puissance de notre collectif et de notre association, Ferney dans la rue. La preuve : les cinq sujets retenus par le maire étaient justement ceux que nous n’avons cessé de dénoncer : Maison des Cultures au Bijou, immeubles et route autour du cimetière, urbanisation programmée des dernières grandes zones agricoles Paimboeuf et Très-la-Grange (19 hectares !), transformation du quartier du Levant, réserves de propriété sur des villas de la ruelle des Jardins.
Le maire et son équipe, qui avaient mis le paquet pour faire venir les Ferneysiens à cette réunion, pensaient peut-être que la salle n’était peuplée que de gentils moutons. A l’applaudimètre, après une intervention complaisante et une autre critique, il est vite apparu que la grande majorité des présents était venue dire leur opposition farouche au PLU proposé.

Irréversible !
Du coup, le maire et son gourou (Arnaud Berthier) se sont appliqués à rassurer. Paimboeuf et Très-la-grange ne seront pas construits avant dix, vingt, peut-être trente ans, disent-ils désormais. Mais alors, pourquoi n’avoir pas réinscrit ces terrains en zone agricole jusqu’au PLU suivant, dans dix ans? Parce que, dans quatre ans, l’équipe actuelle ne se représentera peut-être pas, ou ne sera pas réélue, mais qu’ainsi ce choix sera irréversible ! Transcription mot pour mot : « L’outil doit être prêt pour 2014 parce qu’ainsi, il sera ensuite difficile de le casser ». Etrange conception de la démocratie !
Au Levant, il y aura dans les nouveaux bâtiments autant de logements HLM (PLAI), peut-être même plus, dit le maire. Et les actuels habitants seront relogés sur place. Dans quelles conditions, à quel prix, pour quelle surface ? Mystère.
Quant aux réserves de propriété de la ruelle des Jardins, « c’est pour pouvoir racheter ces maisons quand elles seront à vendre ». La commune dispose pourtant d’un Droit de Préemption Urbain qui lui permet justement de se substituer à tout nouvel acheteur. Alors à qui bon affoler les habitants actuels. Après la réunion, nos interlocuteurs avoueront benoîtement que le droit de préemption doit être assorti d’un projet précis dans le quartier… et que la mairie n’en a pas. D’où le recours au PLU. On marche sur la tête.
Le cimetière trop petit pour les générations à venir ? C’est faux. Il est « aujourd’hui » bien suffisant. Plus tard, sachez qu’il sera possible de retirer les morts après 15 ans (si, si !!!) et que, de toute manière, la tendance est à l’incinération. Quel manque de considération pour les choix des vivants et la mémoire des morts !
La Maison des Cultures enfin. Impossible d’en savoir davantage, si ce n’est que de nouveaux parkings ne seront pas nécessaires pour remplacer les places actuelles (ou alors une centaine tout au plus) alors que le seul cinéma (1000 à 1200 fauteuils) en aura besoin pour lui seul de plus de 300, faute de quoi il risque bien de déposer rapidement le bilan. Réponse du maire : nous espérons bien que les Ferneysiens viendront à pied ou à vélo.
Imposture ou franche rigolade ? Faisons un petit calcul. 1000 fauteuils, 2 séances au minimum par jour, ça nous fait un potentiel quotidien de 2000 spectateurs. En admettant que les salles restent à moitié vides, on en est encore à 1000 spectateurs par jour. Ce qui reviendrait à dire que les 8000 Ferneysiens, bébés et grabataires compris, devraient aller au cinéma au moins une fois tous les quatre jours pour permettre à l’exploitant de ne pas déposer le bilan et à notre cité de figurer illico dans le Livre des Records ! On voudrait en rire. On risque bien d’en pleurer avant peu. Oui, nous voulons au centre de la cité un cinéma, une maison des cultures, des activités de loisirs. Mais pas comme ça. Pas n’importe comment ! Pas au risque de tout faire capoter !

Prochaine réunion publique le 30 juin. Nous devrions alors connaître les recommandations du commissaire-enquêteur ? Le maire et sa garde rapprochée en tiendront-ils compte ? La réponse, pas vraiment rassurante, tient dans ce simple rappel : « Nous avons été élus pour la durée du mandat et nous sommes souverains ».
Il faudra donc peut-être aller jusque devant les tribunaux pour leur rappeler que, même à Ferney, la souveraineté a une limite : le bon droit des gens.

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21 avril 2010 : réunion au Café du Soleil

Une trentaine de participants – des Ferneysiens soucieux de leur patrimoine mais aussi du bien vivre dans leur ville, des jeunes du quartier des Tattes, des militants d’associations, des habitants découvrant soudain, sans qu’ils aient été le moins du monde avertis, que leur terrain ou leur habitation est menacée par des constructions ou des voies nouvelles... Le PLU nouveau est passé par là.

Isabelle Main est de ceux-là. Elle s’exclame : « Je constate que mon bien est mis en espace réservé. Qu’est-ce que cela veut dire ? Je vais voir mes voisins ; ils ne sont pas au courant. Que pouvons-nous faire ? » Ferney dans la rue, tout récemment enregistrée en association à la sous-préfecture, s’engage à la soutenir.

Question : qu’est-ce que les espaces réservés par la mairie ? Ce sont des terrains (ou des bâtiments) que la mairie se réserve pour créer des voies nouvelles, par exemple d’accès à des terrains constructibles. La mairie seule peut les acquérir ou, si nécessaire, les exproprier. Affaires à suivre pour le chemin des Jardins et la rue de Genève au niveau des Nos 22-24.

Les habitants des immeubles du Levant sont inquiets. Avec le projet destruction-reconstruction de Dynacité, les moins bien lotis d’entre eux, et encore si leur dossier est considéré comme éligible, se verront attribués des logements à des prix qu’ils ne peuvent pas payer ou devront se reloger ailleurs mais plus à l’étroit. Il y a risque d’atteinte à la cohésion sociale. Même coût, même surface, c’est ce que soutient Ferney dans la rue.

 Terrains Paimboeuf-/Très-la-Grange : le PLU maintient ces grands espaces champêtres, poumon de Ferney, en zone constructible à long terme. Que veut dire long terme ? Une simple modification arrêtée par le Conseil municipal peut en autoriser l’urbanisation immédiate. Alors, si vient un promoteur un peu malin...

Secteur du Bijou : Un cinéma, une maison des cultures, deux immeubles locatifs, des parkings (nécessaires), collés derrière Carrefour Market et sans aucune visibilité depuis les grands axes. C’est ce que prévoit le PLU en quelques lignes et un plan d’une totale imprécision.

Les participants se déclarent prêts à aller, si nécessaire, en justice sur des projets qui leur paraîtront injustes, vulnérables et menaçant la cohésion sociale ou encore si leur incompatibilité avec le Scot est patente.

Moyens d’action : un second tract, plus précis et argumenté que le premier, va être rédigé, puis distribué. Une nouvelle réunion est projetée.

Question importante : Ferney dans la rue ne serait-elle pas un tremplin pour les prochaines élections municipales ? La réponse est claire : Non, et c’est notre engagement unanime.

Jean-Jacques Odier

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20 janvier 2010: réunion à la salle des Préaux

1. Il est constaté qu’il devient très rare de recevoir des réponses aux lettres et propositions faites : par exemple, le maire n’a jamais envoyé, comme il l’avait promis, la prise de positions qui devait faire suite à un entretien avec Alex Décotte en novembre; il n’a d’ailleurs fait qu’accuser réception de la lettre détaillée qui lui a été envoyée le 12 novembre par le bureau de l’association Vivre à Ferney ; la lettre envoyée par Alex Decotte aux TPG n’a pas non plus reçu de réponse.

2. Des résidents du Bijou, qui se groupent sous le nom « Culture et Verdure », lisent le texte d’une lettre qu’ils souhaiteraient envoyer très largement aux citoyens de Ferney exprimant leurs inquiétudes concernant le projet du terrain entre Bijou et Carrefour Market. L’assistance les encourage à faire cet envoi. Des distributeurs (dans les boîtes aux lettres) s’annoncent. L’assistance encourage aussi les auteurs de cette lettre à se constituer en association.

3. L’esquisse de ce terrain situé derrière Carrefour Market, tel qu’elle apparaît dans la révision du PLU, est extrêmement floue. Si l’on sait que le PLU va demeurer en l’état, à la virgule près, jusqu’à l’enquête publique, il paraît fort probable que ce flou va encourir un risque d’annulation du PLU dans son ensemble, ce qui ne pourrait être que très dommageable pour la cité. Que pouvons-nous faire ? Poursuivre les actions commencées et nous préparer individuellement et collectivement à inscrire nos remarques et propositions dans le livre d’enquête. Mais aussi essayer, dans des conditions à définir, de faire comprendre au maire la probabilité de ce danger et de l’amener à réfléchir aux conséquences possibles.

4. Il est regrettable que les auteurs de la pétition des Tattes contre le nouveau tracé du bus F ne viennent pas ou peu à nos réunions. Ferney dans la rue pourrait les aider. Malika Bekhti est chargée de prendre contact avec eux.

5. Malika est aussi encouragée à prendre contact avec des résidents des immeubles du Levant pour qu’ils s’organisent en vue du projet de destruction-reconstruction de la zone afin qu’ils fassent entendre leur voix.

6. Micheline Berner parle de la zone proche du cimetière, qui figure parmi les zones constructibles dans la révision du PLU. Elle est chargée de s’informer sur les différents facteurs qui seront à prendre en compte dans ce dossier.

7. L’idée émise lors de la dernière réunion concernant un possible aménagement mixte du terrain Bijou qui inclurait Carrefour Market doit être étudiée. Jean-Jacques Odier, de Vivre à Ferney, est chargé de prendre un contact préliminaire avec le propriétaire du terrain Carrefour Market, M. Geslin.

8. David Marguin, gérant du cinéma de la Poterie, qui n’a pu être présent ce soir, doit s’entretenir avec le maire le 2 février au sujet de l’implantation du futur cinéma dans la zone du Bijou. Il y a une certaine urgence puisque la sécurité de ses locaux actuels est précaire et que son bail arrive à échéance en 2011. Rappelons qu’au Bijou, son investissement personnel serait de l’ordre de 5 millions pour environ 1000 sièges. Selon les ratios habituels, cela correspond au minimum à 300 places de parking, si possible gratuits. De plus, il doit bénéficier d’un accès facile et d’une bonne visibilité. Lors de notre dernière réunion, l’idée a été émise de la possibilité d’implanter les salles prévues sur le terrain de l’ancienne école maternelle, à côté de la mairie. La superficie de ce terrain serait a priori suffisante mais David Marguin ne souhaite pas envisager cette hypothèse avant d’avoir parlé du projet du Bijou avec le maire.

9. Le collectif Ferney dans la rue doit-il se transformer en une association ? La réponse est plutôt favorable, mais peu nombreux sont ceux qui se déclarent dès maintenant prêts à faire partie du noyau de cette association. Il est rappelé qu’une telle association, qui regrouperait à la fois des individus et des associations, pourrait constituer un socle permettant aux associations de s’aider mutuellement et de s’adosser les unes aux autres. Comme première étape, il est décidé de rédiger un texte sur le but social d’une telle association. Cette rédaction se fera avant la fin du mois.

J.J. Odier

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18 décembre 2009: réunion à la salle des Préaux


Sont rappelées en début de réunion les raisons d’être du collectif : associer au débat démocratique les associations et les habitants de Ferney. Dans l’immédiat sur les questions liées à la révision du PLU, mais aussi par la suite sur tous sujets concernant la vie des habitants de la ville. Ni une machine de guerre contre la nouvelle majorité municipale, ni un ralliement à une quelconque force politique, mais une action positive au bénéfice de tous.

La démolition-reconstruction des immeubles du Levant suppose le transfert des habitants des immeubles anciens vers de nouveaux immeubles. Plus confortable et plus écologiques, certes, mais sans doute plus coûteux. Certains habitants des anciens immeubles sont là depuis 40 ans. Trouveront-ils leur place dans les bâtiments nouveaux et à quel prix (matériel, affectif, social) ? Il faudra beaucoup de transparence dans la gestion des travaux pour gagner leur confiance.

Par ailleurs, le PLU englobe la Salle du Levant dans le périmètre de renouvellement du quartier. La salle est donc appelée à disparaître. Quand ? En attendant la création, encore lointaine et sans doute retardée par de nombreux contentieux, de la Maison de Cultures, de quel espace disposerons-nous pour les manifestations, spectacles et réunions actuellement accueillies à la Salle du Levant ? La salle des Marmousets ? Il semble qu’elle ait été allouée de manière exclusive aux activités de hip-hop. Un autre lieu ? Lequel ?

Est soulignée la différence entre un projet comme le tracé du bus F et la construction de la maison des Cultures : le premier peut être modifié ; l’autre est pour cent ans.
Genève crée des emplois mais ne construit pas. Pour Ferney, c’est l’inverse. L’évolution de cet anachronisme est certaine, mais dans quel délai ? Sommes-nous une annexe de Genève ? Il faut une évolution douce.

Zone Bijou-Voltaire :
Dans le nouveau PLU, flou sur la hauteur des constructions à usage d’habitation, que nous avons déjà considérées comme incompatibles avec le projet culturel et l’environnement urbain: 12 m comme l’avait d’abord dit Arnaud Berthier? 18 m comme clea a été évoqué ensuite? 0u 22,80 m comme le permettrait le futur PLU ? A suivre de près.


Plutôt que de tout regrouper sur l’arrière du Carrefour Market actuel, pourquoi ne pas proposer une structure commune Culture-Consommation implantée sur l’ensemble du terrains (Carrefour Market et son parking, terrain Vannier, une partie du parking du Bijou) avec, le temps que soit réalisé le nouvel ensemble, une installation provisoire de Carrefour Market sur le terrain Vannier ou sur le terrain Malavallon, quitte à participer au financement de ce déplacement transitoire? Ferney et Carrefour pourraient y gagner. Cela dynamiserait le centre-ville et permettrait de ne pas reléguer la culture au bord d’une voie peu fréquentée et peu visible. Il serait judicieux de demander un conseil juridique ou de spécialiste sur l’ensemble du projet.


Une enquête spécifique sera probablement nécessaire pour cette zone, qui devra être compatible avec le SCOT. Nous devons y voir clair au plus vite. D’autre part, alors que la plupart des zones du PLU sont présentées avec force détails, n’est-il pas étrange que cette zone du Bijou soit présentée de façon si floue ?


Puisque la création d’un complexe culture-cinéma risque de demander de longues années, avec éventuellement des recours en justice, il se pourrait bien que le projet de logements sociaux soit lancé en premier. Comment s’y opposer, du moins dans la forme et avec les dimensions actuellement envisagées ? La population devra être informée au plus tôt.
Cinéma : Attention ! Si le projet subit des délais et des contraintes trop exigeantes ou s’il risque de ne pas aboutir, le gérant du cinéma ira implanter ses salles dans une autre ville. Une proposition est faite en fin de séance : pourquoi ne pas proposer que le cinéma soit construit sur le terrain de l’ancienne école, à côté de la mairie ? Il est sans doute suffisamment vaste. Sa position est centrale et ne gêne pas le voisinage. Il existe plusieurs parkings alentour. Le terrain appartient à la commune et la réalisation pourrait être rapide puisqu’elle ne serait pas liée à l’avenir du Bijou.


Bus F : Une lettre a été envoyée aux TPG, demandant leur position sur le nouveau tracé. Pas de réponse jusqu’ici. Le nouveau tracé est déjà prévu dans le budget communal 2010. Le Conseil général, co-décideur en la matière, a-t-il donné son accord ? Et la Communauté de communes. Nous allons prendre contact avec les représentants de ces diverses collectivités publiques.
Site Ferney dans la rue : Certains des problèmes techniques subsistent. De manière incompréhensible, le site n’a pas été référencé par les moteurs de recherche. On ne peut pas le trouver en passant par Google, par exemple. Mais il fonctionne. Il importe donc qu’en attendant la réparation de cet incident, chacun en note l’adresse et la communique à toute personne intéressée : www.ferneydanslarue.fr
Prochaine réunion : mercredi 20 janvier à 18 h30, ancienne école.

Une vingtaine de personnes, représentant différentes associations ferneysiennes, ont fait le point sur deux des projets contenus dans la révision du plan local d’urbanisme (compte tenu du fait que les données ne sont que fragmentaires jusqu’à l’adoption de la révision, qui devrait intervenir lors d’un conseil municipal extraordinaire le 15 décembre).

Sont d’abord examinés les 10 points chauds qui rendent dès maintenant, de l’avis des participants, la mise en place de ce nouveau tracé pratiquement impossible : nécessité de la construction d’un pont sur la rivière l’Ouye, qui ne peut être entubée (100.000 euros); construction d’une voie d’accès à travers les Tattes, qui représente une nuisance pour les habitants proches, compte tenu du passage de cent bus articulés de 18 mètres de long chaque jour; rétrocession de terrain avec des propriétaires locaux ; suppression du dos d’âne devant l’école Florian, sur voie déjà étroite ; réaménagement du rond-point du Levant ; montant de l’achat de trois maisons sur le passage, dont le propriétaire ne veut pas vendre ; bref, en tout, un budget de deux millions d’euros. Le maire assure que Dynacité remboursera ce montant dans le cadre de la destruction-reconstruction des bâtiments du Levant. Il faudra de toute façon prévoir un retard considérable du projet.

Qui doit décider en fin de compte ? La commission transport de la Communauté des communes du Pays de Gex. Or celle-ci ne s’est réunie que trois fois cette année. Et les maires de plusieurs communes voisines s’opposent à ce projet. Un groupe des Tattes a envoyé une pétition d’opposition au projet, avec plusieurs centaines de signatures, qui a été envoyée non seulement au maire, mais aux autorités gessiennes et aux Transports publics genevois. On remarque aussi que le nouveau tracé augmentera et la durée et l’inconfort du trajet alors que ce que l’on demande d’un transport public, c’est qu’il transporte vite et bien. Un autre des impedimenta : les travaux d’assainissement des canalisations des Tattes, qui a été décidée en priorité pour 2010, et qui devra nécessairement précéder tous autres travaux. Une lettre a été rédigée avant la réunion demandant aux TPG de faire savoir la position qu’ils prennent par rapport à ce projet. Les personnes présentes signent sur place cette lettre, qui sera envoyée aussi aux autorités gessiennes.



Convient-il, dans ce contexte, de transformer le collectif « Ferney dans la rue » en association, pour qu’il ait plus d’impact sur la situation ? Les participants donnent leur accord. Alex Decotte va préparer les démarches en ce sens. Il est rappelé qu’existe toujours l’association « Vivre à Ferney », qui a une grande légitimité à Ferney du fait de son action réussie des années 1990 contre un projet du maire d’alors de bétonner le centre-ville et aussi son action, victorieuse elle aussi, avec deux autres associations contre l’abattage de 12 hectares des bois de Ferney. Cette association est d’ailleurs représentée ce soir par trois membres du bureau.

Après l’adoption probable de la révision du PLU, il faudra se mobiliser, individuellement et collectivement, lors de l’enquête publique, même si les participants doutent de la portée de cette enquête. Cela dépend de la personnalité et du courage de l’enquêteur.

Construction au centre-ville d’une ensemble cinéma-maison des cultures

Les personnes présentes, y compris celles représentant les habitants de la résidence du Bijou, toute proche, ne sont pas opposées à ce projet, mais elles contestent la construction sur ce même terrain de logements sociaux comme le prévoit la mairie. Pour plusieurs raisons : densité trop grande de population par rapport à la norme maxima de 50 logements par hectare, absence de places de parking suffisantes, absence d’aires de jeux pour les enfants.

Cet aspect du projet fait naître une discussion sur l’orientation générale du maire, qui s’est prononcé pour une diminution importante du nombre de voitures dans Ferney. Attitude en conformité aux besoins environnementaux de l’avenir, mais difficilement réalisable dans une région rurale où la voiture est beaucoup plus indispensable qu’en grande ville, même si l’on augmente les fréquences et les lignes de bus.

La question de savoir si est envisageable un aménagement mixte de la zone avec Carrefour Market n’est pas abordée dans le fond. Il faudra revenir sur le sujet.

Pour les participants, la priorité va à la construction dans un délai rapide des salles de cinéma, sans quoi le gérant du cinéma de la Poterie décidera la délocalisation du projet.

Il est décidé qu’une autre réunion sera organisée le vendredi 18 décembre à 18 h. 30 pour poursuivre la discussion autour des documents qui auront été rendus publics par l’adoption probable de la révision du PLU. Elle sera précédée d’une réunion plus restreinte pour la préparer. Une convocation sera envoyée.

Jean-Jacques Odier

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2 décembre 2009: Deuxième réunion du collectif

Une vingtaine de personnes, représentant différentes associations ferneysiennes, ont fait le point sur deux des projets contenus dans la révision du plan local d’urbanisme (compte tenu du fait que les données ne sont que fragmentaires jusqu’à l’adoption de la révision, qui devrait intervenir lors d’un conseil municipal extraordinaire le 15 décembre).

Nouveau tracé de la ligne de bus F

Sont d’abord examinés les 10 points chauds qui rendent dès maintenant, de l’avis des participants, la mise en place de ce nouveau tracé pratiquement impossible : nécessité de la construction d’un pont sur la rivière l’Ouye, qui ne peut être entubée (100.000 euros); construction d’une voie d’accès à travers les Tattes, qui représente une nuisance pour les habitants proches, compte tenu du passage de cent bus articulés de 18 mètres de long chaque jour; rétrocession de terrain avec des propriétaires locaux ; suppression du dos d’âne devant l’école Florian, sur voie déjà étroite ; réaménagement du rond-point du Levant ; montant de l’achat de trois maisons sur le passage, dont le propriétaire ne veut pas vendre ; bref, en tout, un budget de deux millions d’euros. Le maire assure que Dynacité remboursera ce montant dans le cadre de la destruction-reconstruction des bâtiments du Levant. Il faudra de toute façon prévoir un retard considérable du projet.

Qui doit décider en fin de compte ? La commission transport de la Communauté des communes du Pays de Gex. Or celle-ci ne s’est réunie que trois fois cette année. Et les maires de plusieurs communes voisines s’opposent à ce projet.

Un groupe des Tattes a envoyé une pétition d’opposition au projet, avec plusieurs centaines de signatures, qui a été envoyée non seulement au maire, mais aux autorités gessiennes et aux Transports publics genevois.

On remarque aussi que le nouveau tracé augmentera et la durée et l’inconfort du trajet alors que ce que l’on demande d’un transport public, c’est qu’il transporte vite et bien.

Un autre des impedimenta : les travaux d’assainissement des canalisations des Tattes, qui a été décidée en priorité pour 2010, et qui devra nécessairement précéder tous autres travaux.

Une lettre a été rédigée avant la réunion demandant aux TPG de faire savoir la position qu’ils prennent par rapport à ce projet. Les personnes présentes signent sur place cette lettre, qui sera envoyée aussi aux autorités gessiennes.

Convient-il, dans ce contexte, de transformer le collectif « Ferney dans la rue » en association, pour qu’il ait plus d’impact sur la situation ? Les participants donnent leur accord. Alex Decotte va préparer les démarches en ce sens. Il est rappelé qu’existe toujours l’association « Vivre à Ferney », qui a une grande légitimité à Ferney du fait de son action réussie des années 1990 contre un projet du maire d’alors de bétonner le centre-ville et aussi son action, victoieuse elle aussi, avec deux autres associations contre l’abattage de 12 hectares des bois de Ferney. Cette association est d’ailleurs représentée ce soir par trois membres du bureau.

Après l’adoption probable de la révision du PLU, il faudra se mobiliser, individuellement et collectivement, lors de l’enquête publique, même si les participants doutent de la portée de cette enquête. Cela dépend de la personnalité et du courage de l’enquêteur.


Construction au centre-ville d’une ensemble cinéma-maison des cultures

Les personnes présentes, y compris celles représentant les habitants de la résidence du Bijou, toute proche, ne sont pas opposées à ce projet, mais elles contestent la construction sur ce même terrain de logements sociaux comme le prévoit la mairie. Pour plusieurs raisons : densité trop grande de population par rapport à la norme maxima de 50 logements par hectare, absence de places de parking suffisantes, absence d’aires de jeux pour les enfants.

Cet aspect du projet fait naître une discussion sur l’orientation générale du maire, qui s’est prononcé pour une diminution importante du nombre de voitures dans Ferney. Attitude en conformité aux besoins environnementaux de l’avenir, mais difficilement réalisable dans une région rurale où la voiture est beaucoup plus indispensable qu’en grande ville, même si l’on augmente les fréquences et les lignes de bus.

La question de savoir si est envisageable un aménagement mixte de la zone avec Carrefour Market n’est pas abordée dans le fond. Il faudra revenir sur le sujet.

Est mentionnée la nécessité, pour tout terrain de plus de 5.000 m2, selon les règlements du Schéma de cohérence territoriale (SCOT), d’attester la cohérence d’un projet tel que celui du centre-ville avec le SCOT. C’est une question qu’il s’agira de surveiller le moment venu.

Pour les participants, la priorité va à la construction dans un délai rapide des salles de cinéma, sans quoi le gérant du cinéma de la Poterie décidera la délocalisation du projet.

Il est décidé qu’une autre réunion sera organisée le vendredi 18 décembre à 18 h. 30 pour poursuivre la discussion autour des documents qui auront été rendus publics par l’adoption probable de la révision du PLU. Elle sera précédée d’une réunion plus restreinte pour la préparer. Une convocation sera envoyée.

Jean-Jacques Odier

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25 septembre 2009 : Réunion à la salle du Levant

Après la présentation des personnes présentes, Alex Décotte exprime, au nom des organisateurs de cette première rencontre, la conviction que les associations ferneysiennes doivent mieux se connaître, prendre conscience de ce qu’elles ont en commun pour pouvoir réfléchir ensemble aux questions qui se posent dans la ville. Aujourd’hui la priorité va aux projets de révision du Plan d’urbanisme, dont plusieurs aspects posent problème, suffisamment urgents pour qu'Alex Décotte ait créé, en catastrophe, un site intitulé www.ferneydanslarue.fr/ , qui a déjà été visité 150 fois en quelques jours et dans lequel des questions ont été posées sur trois sujets principaux – le tracé de la ligne F de bus, la création d’une maison des cultures et la constructibilité des champs Paimboeuf et Très-la-Grange.

Le tracé de la ligne F, selon la révision du Plan, devrait traverser le quartier des Tattes pour desservir d’autres quartiers de l’est ferneysien. Des questions sont posées : d’abord, d’où vient la demande ? Certainement pas de la part des Tattes, dont les habitants n’ont pas été consultés et où une pétition contre ce projet a réuni 300 signataires, comme le rappellent trois habitantes de ce quartier. Le lycée, la maison de retraite d’Ornex ? Non, car de toute façon ces quartiers ne seront guère mieux desservis. Le nouveau tracé supposerait qu’une voie soit créée qui traverserait les Tattes, ce qui encouragerait, selon plusieurs intervenants, les rodéos des mobylettes, même si la voie est en principe interdite aux deux roues et quatre roues et ne pourrait être ouverte au coup par coup que par les conducteurs de bus. Selon certains, c’est beaucoup de frais pour rien. La mairie soutient que cette nouvelle voie éviterait le ralentissement du bus aux heures d’embouteillage, ce qui n’est pas l’avis de tous. Alex Décotte souligne que ce projet, heureusement, n’est pas un fait irréversible comme la construction d’un bâtiment.

Une personne remarque qu’on est piégé d’une part par la question temps, puisque le projet est pratiquement fixé, et par la technicité qui dépasse les compétences des habitants. C’est comme un rouleau compresseur. Qu’est-ce qu’on peut faire, demande Ruth Tirler. D’abord, pour Alex Décotte, apporter d’autres informations à la population. Ensuite, imposer le débat dans les réunions de quartier. Peut-on écrire aux TPG, demande quelqu’un. Les auteurs de la pétition des Tattes pourraient bien l’envoyer aux TPG, suggère Alex Décotte. Quelqu’un remarque qu’on aurait évidemment dû poser toutes ces questions lors de la réunion organisée le 18 septembre par la mairie. Plusieurs intervenants demandent le rétablissement de l’arrêt des Jargilières, ainsi que celui de la rue de Voltaire, qui a été supprimé par les TPG. Alex Décotte estime qu’il faudra de toute façon écrire au maire pour lui faire connaître les propositions émises par Ferneydanslarue. Il demande donc s’il peut affirmer dans cette lettre que l’assistance est unanime dans son rejet de ce projet. Il lui est répondu oui. Mais il s’agira aussi de réfléchir aux mobilités alternatives.

Le projet de Maison des Cultures, prévu dans les terrains (11.000 m2) entre Carrefour Market et les résidences du Bijou. Question préalable : la culture doit-elle être installée en centre-ville ou en périphérie ? Une autre possibilité serait près du rond-point à l’entrée de Ferney. L’avis général est le centre-ville, qu’il faut à tout prix dynamiser. Le plan prévoit un bâtiment compact comprenant le cinéma, la maison des cultures et de l’habitat. David Marguin, responsable des cinémas de la Poterie (dans un bâtiment qui n’est plus aux normes et qui pourrait être fermé d’un jour à l’autre) estime que le terrain proposé lui convient, à condition qu’il puisse disposer d’un parking d’au moins 250 places, au lieu des 80 places actuelles. La question de savoir où serait l’entrée du nouveau cinéma, prévu pour six salles, n’est pas claire dans les projets de la mairie et doit encore être étudiée. L’assistance découvre qu’un article à ce sujet a paru la veille dans la Tribune de Genève, dont lecture est faite, ce qui montre que la presse est mieux informée que les habitants de Ferney (et peut-être que la mairie !). Il apparaît clairement que la création du nouveau cinéma est urgente. David Marguin est prêt à aller de l’avant, ayant déjà réuni la moitié du financement.

Et la maison des Cultures ? On remarque que le projet, tel qu’il est présenté par la mairie, est loin d’être clair. On ne sait pas vraiment ce que cette maison des cultures doit contenir : un hall d’entrée pouvant contenir un bar, pouvant servir à des expositions, des salles multiformes y compris pour les associations ? En outre il est prévu quatre étages, dont des habitations.

La discussion fait ressortir que la priorité est le cinéma. Et pourquoi ne pas répartir la « culture » en plusieurs endroits, si possible dans le haut de la Grand’rue, qui possède déjà un joli petit théâtre et où il y aurait d’autres possibilités. En conclusion l’assistance appuie fortement la construction du cinéma en priorité. Quand un projet clair de maison des cultures sera présenté, il faudra l’étudier attentivement. L’assistance est contre la création d’habitations dans le bâtiment prévu.

Marmousets : La municipalité a déjà commencé à mettre certains espaces au service des jeunes et du sport. Mais, constate l’assistance, on pourrait tout à fait y disposer d’un espace pour les associations.

Jardins familiaux : Une intervenante qui travaille au foyer Schweitzer, quartier de Colovrex, rappelle qu’elle avait écrit au maire pour demander qu’un terrain tout proche soit mis au service à la fois des personnes âgées du foyer et des enfants comme espace commun de jardins familiaux et de jeux, ce qui aurait pour avantage de créer du lien entre générations. Cette demande a été rejetée sans que la municipalité soit venue sur place. Cette personne est très en colère.

Champs Paimboeuf et Très-la-Grange : Ces deux terrains agricoles, qui représentent une surface importante par rapport à l’ensemble de la ville (19 hectares) ont été déclarés désormais constructibles. Les réponses au questionnaire initial posé dans le site ferneydanslarue a montré que les Ferneysiens, ou du moins ceux qui ont répondu, ne situent pas très bien ces terrains. Pourtant, c’est la zone verte qui est au nord de la RD 35 entre le rond-point à l’entrée de Ferney et le carrefour du Bisou. Un espace de verdure et de beauté que plusieurs personnes de l’assistance décrivent de façon presque idyllique. Pour Geneviève Gauthier, mieux vaudrait construire là plutôt que de remplir tous les « trous » dans la ville. Telle n’est pas l’opinion de la majorité de l’assistance, qui ne souhaite pas voir disparaître les plus beaux terrains agricoles de Ferney, avec leurs troupeaux de vaches et leurs cloches. Il faut garder un Ferney à taille humaine. Deux suggestions : ne faudrait-il pas chercher une entente sur un tel sujet avec les communes voisines pour un bon équilibre de l’habitat ? Et surtout : quelle doit être la taille optimale de la ville ? Doit-on vraiment aller jusqu’à 15.000 habitants ? On n’a pas eu le temps de conclure, mais il est clair que la question doit être débattue dans les réunions des quartiers ouest et centre.
Fête à Voltaire : Cette année, cette fête s’est agrandie sur un espace beaucoup plus large aux dépens, estiment plusieurs participants, de sa qualité. Or, des réunions ont eu lieu qui n’ont pas fait un vrai bilan sur cette question. Tout risque de continuer dans la routine.
Conclusion : Alex Décotte prend note des avis exprimés qu’il va résumer dans une lettre au maire. Il demande si l’assistance est d’accord sur le nom « Ferney dans la rue » pour le collectif mis en route ce soir et si le site créé avec ce titre doit continuer. La réponse est nettement oui.

Jean-Jacques Odier

Est mentionnée la nécessité, pour tout terrain de plus de 5.000 m2, selon les règlements du Schéma de cohérence territoriale (SCOT), d’attester la cohérence d’un projet tel que celui du centre-ville avec le SCOT. C’est une question qu’il s’agira de surveiller le moment venu.

Nouveau tracé de la ligne de bus F

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